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Afidesa

Petite association du pays bigouden, l’Action Finistérienne pour le Développement du Sanguié est présente dans cette province du Centre Ouest du Burkina Faso depuis 1980.

En concertation étroite avec les acteurs locaux, elle intervient dans le domaine de l’éducation.

La vente d’artisanat burkinabé est le 2e poste de revenu de l’association. Découvrez les créations de Marie Epema Kamouni et soutenez l’Afidesa !

Eduquer un enfant, c’est bâtir une nation (dicton burkinabè)

L’objectif premier de l’association est de contribuer au développement de la province du Sanguié au Burkina Faso. Cette action intéresse principalement le domaine de l’éducation. Elle s’adresse aux élèves mais également aux adultes par le biais d’une aide à l’alphabétisation.

L’Afidesa soutient un ensemble d’établissements scolaires depuis plus de 35 ans, et ce réseau comprend actuellement 21 écoles primaires et 2 lycées. Ces établissements ont pour partenaires des écoles du sud Finistère avec lesquels ils entretiennent régulièrement des échanges.

Le réseau Afidesa

Le deuxième objectif de l’association est d’informer et de sensibiliser les habitants du Finistère aux réalités de cette région d’Afrique, et ses actions s’adressent plus particulièrement aux élèves des établissements primaires et secondaires. L’Afidesa à ce titre dispose d’ un agrément rectoral d’académie en qualité d’ « association éducative complémentaire de l’enseignement public ».

L’association

L’association a été créée en 1980 comme section de l’AICF (Action Internationale Contre la Faim). Son objet était la solidarité internationale et le soutien au développement. Les premières réalisations se font dans la province du Sanguié au Burkina Faso et concernent principalement le soutien à l’agriculture et l’aide à l’enseignement (construction et équipement d’écoles primaires). En 1997 l’association prend son autonomie par rapport à l’AICF et devient alors l’Action Finistérienne pour le Développement du Sanguié (AFIDESA). Elle recentre son action sur l’aide à l’enseignement. En 2010, une modification des statuts transfère le siège de Morlaix à Plomeur.Afidesa

Une cinquantaine de membres actifs définissent lors de l’assemblée générale annuelle les orientations de l’association et renouvellent par tiers le Conseil d’Administration composé de 12 membres. Le Conseil d’Administration est chargé principalement de la mise en œuvre des orientations décidées en assemblée générale. Il élit le Bureau chargé de l’exécution de ses décisions. Bureau actuel : Présidente : Angéline BOSSER, Vice-président : Jean Pierre DREZEN, Secrétaire : Véronique FRENKEL, Secrétaire adjoint : Michel LÉGER, Trésorier : René COURTÈS, Trésorière adjointe : Joëlle RAGUÉNÈS

Hubert Bazié et Angéline Bosser dans une école du Sanguié

Hubert Bazié est salarié de l’association depuis 1986.

Il est le représentant de l’Afidesa. auprès des administrations locales, des élus et des enseignants.

Élément essentiel au bon fonctionnement de l’association, il entretient durant toute l’année les liaisons avec le réseau des écoles et organise les travaux à entreprendre et en assure le suivi.

Les actions de l’Afidesa, à la fois dans la province du Sanguié et dans le département du Finistère, lui permettent de bénéficier de subventions de collectivités locales (Conseil Régional, Conseil Départemental, Communauté de communes du pays Bigouden Sud) le cas échéant au titre de la loi Oudin-Santini pour les actions concernant l’eau et l’assainissement .

Cependant, la plus grande partie du budget de l’association provient d’actions propres (cotisations, vente d’artisanat bukinabè, repas à emporter annuel, opérations « bol de riz » dans les écoles finistériennes…) et principalement de la vente, en vue de leur recyclage, de vieux papiers (journaux, revues, livres, manuels scolaires obsolètes…) déposés au local de l’association par les particuliers ou récoltés auprès de structures partenaires (Cap Solidarité, médiathèques, ressourceries, établissements scolaires ..). Ce papier est conditionné par des membres de l’association, une équipe bénévole de l’Esat du Pays Bigouden se chargeant du décartonnage des vieux livres.

un des nombreux chargements de papiers à recycler
140
tonnes de papier expédiées en 2019 à l'usine de recyclage grâce à notre association

Le Burkina Faso

Le Burkina Faso, (littéralement « pays des hommes intègres ») est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer. D’une superficie de l’ordre de 275.000 km2 (la moitié de celle de la France) sa population en 2018 est d’environ 20.000.000 d’habitants (capitale Ouagadougou ). La langue officielle est le français, mais une soixantaine de langues nationales sont couramment parlées dans le pays, (dont le Leylé, pratiqué dans le Sanguié).

Le Sanguié où intervient l’Afidesa est l’une des 45 provinces du pays, située dans la région administrative du Centre-Ouest. Le chef lieu de la province est Réo.

Le classement du Programme des Nations Unies pour le Développement place le Burkina Faso dans les 10 pays les moins développés du monde.

45% de la population du pays a moins de 15 ans et les besoins dans le secteur de l’éducation sont considérables.

Le système scolaire

L’année scolaire débute en octobre, après la saison des pluies (l’hivernage) et se termine fin juin, à l’issue de la saison sèche. La journée d’un écolier burkinabè commence généralement (et se termine) par quelques travaux domestiques. Les cours ont lieu de 8h à 12h et de 15h à 17h, et durant la pause un repas peut être servi dans la cour de l’école, quelquefois ombragée. C’est souvent le seul vrai repas de la journée. En brousse l’électricité n’est pas répandue et le travail scolaire s’effectue uniquement à l’école.
Les classes sont souvent surchargées. L’une des écoles du réseau Afidesa, Koukouldi B, recevait, pendant l’année scolaire 2016-2017, 720 élèves répartis en 6 niveaux… Quand les effectifs d’une classe sont importants, un deuxième maître est nommé et la classe est dédoublée. Souvent, les parents d’élèves construisent une classe «paillotte», offrant ainsi un abri précaire aux enfants.

Chaque école dispose d’une cuisine, dont les denrées sont fournies sauf imprévu pour moitié par l’État et pour moitié par les parents d’élèves, la nourriture
étant préparée par quelques «mères éducatrices», mamans d’élèves. Elle dispose quelquefois d’un jardin, entretenu par les élèves eux-mêmes après les gros travaux effectués par les parents, et dont les récoltes agrémentent le repas. Encore faut-il que l’école dispose d’un espace de terre arable et d’une ressource en eau, un puits en général, parfois un forage artésien. Plusieurs écoles du réseau sont bâties sur des plateaux incultes.

Le cursus scolaire élémentaire se déroule en six niveaux : un CP 1 pour l’apprentissage des rudiments de français pour des enfants dont l’entourage familial ne parle généralement que le leylé (langue pratiquée dans le Sanguié) puis les cinq niveaux classiques. Il n’existe pas en brousse d’école maternelle. Un examen de certificat d’études primaires (CEP) et un examen d’entrée en 6è achèvent ce cycle élémentaire.

L’Etat burkinabè s’est engagé depuis la rentrée de 2014 dans la mise en route du «Continuum» en créant, à proximité des écoles primaires, des collèges pour développer la scolarisation en deuxième cycle. C’est une réforme essentielle, avec des moyens notoirement insuffisants.

Contacts de l'association

afidesa29@laposte.net

Présidente : Angéline Bosser

Vice-président : Jean-Pierre Drezen

Responsable collecte papiers  :René Courtès et Roger Bosser

Responsable commission écoles : Joëlle Raguénès

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